dimanche 15 août 2021

Reykjavik et ses environs

 Comme nous en avons l’habitude à présent, nous surveillons le volcan Fagradalsfjall. Une webcam placée sur un sommet proche permet de voir le cratère en direct. Ce dimanche matin, le volcan est sorti de sa  léthargie et la lave est visible. Nous modifions notre programme pour aller voir cette éruption. Deux heures et demi d’ascension assez raide sont nécessaires pour arriver au plus haut point et avoir une vision élargie sur le cratère et les champs de lave. Et là, le spectacle est au rendez-vous. Nous passons un bon moment les yeux rivés sur les jets de lave bouillonnantes, les coulées incandescentes, les fumerolles. Puis soudain, comme si quelqu’un avait éteint la lumière, plus rien, le volcan s’est tu.

Nous ne pouvions pas rester dans les environs sans retourner voir ce volcan. Aussi, trois jours plus tard, nous grimpons de nouveau les pentes abruptes, poussiéreuses et caillouteuses qui mènent au sommet. Le spectacle est encore plus fantastique, le Fagradalsfjall fait son show et nous en met plein les yeux !






En marchant le long de la coulée on aperçoit la lave sous la croute ancienne à quelques mètres de nous  

La lave fraiche ruisselle sur la lave refroidie


Chaque vallon autour du cratère est rempli de lave

Soudain tout s'arrête, la lave continue à s'écouler sous la croute refroidie

La lave dessine des cordages

La gaz sort des craquelures de lave en cours de refroidissement


Nous sommes très proche de Reykjavik et c’est donc l’occasion de visiter la capitale islandaise. Très vivante, la ville donne tout de suite une impression de sérénité. La majestueuse église Hallgrimskirkja dont l’architecture, avec ses ailes déployées qui évoquent les orgues basaltiques, semble veiller sur la ville. Tout autour un quartier animé avec ses maisons colorées regorge de cafés, restaurants et boutiques. Plus loin vers le port le bâtiment futuriste de l’Harpa qui retient l’attention est un centre de concert et de conférence.

J'adore l'idée, la librairie est aussi un café

Street art


Mi drakkar, mi squelette de baleine, le sun-craft a été crée par Jon Gunnar Arnason

Construit en 1902 par la France, cet hopital était destiné aux marins-pêcheurs français







L'Harpa, et ses façades en écailles de verre, batiment emblématique de la ville 


Puis c’est le tour de la péninsule de Reykjanes qui nous permet de flâner à nouveau en bord de mer.


Les petits des sternes arctiques ont bien grandi depuis début juillet lors de notre arrivée

Les sternes sont très nombreuses en bord de mer tout autour de l'Islande




Le pont entre les deux continents qui tient grace à Christian relie les deux plaques tectoniques, l'écartement est 5 mm par an.

Quelques dizaines de km plus au nord, nous découvrons un site classé au patrimoine mondial par l’Unesco, le Thingvellir. Situé dans une plaine entouré de volcans, il est bordé de failles qui sont situées à la frontière entre les plaques tectoniques nord-américaines et eurasiennes. Cette plaine couverte de forêts et se terminant dans le plus grand lac d’Islande, a été le théâtre de beaucoup d’événements qui ont marqués la nation islandaise mais surtout a été le cadre du rassemblement d’un des plus vieux parlements au monde fondé en 930.

Almannagja : le "ravin commun" fissure entre les plaques la plus importante de la région

La rivière Oxarar se jette dans le ravin, de cette fissure

Cette plaine est le lieu qu'avaient choisi les anciens pour se réunir

La plaine se termine par ce magnifique lac poissonneux

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