dimanche 25 juillet 2021

Du sud-ouest vers le nord-ouest

 Samedi 24 juillet

Nous avons continué la piste de Kjölur qui traverse les terres arides des hauts plateaux et sommes arrivés au milieu des montagnes enneigées, le massif de Kerlingarjöll. Ce massif comprend une douzaine de volcans supérieurs à 1000 m et dispersés sur 150 km2. La région qui était réputée servir de repère à des bandits, n’a été explorée qu’à partir du 19° siècle. Au terme d’une magnifique randonnée, riche en panorama somptueux, nous découvrons un nouveau site géothermal au milieu des collines colorées et des névés accrochés aux flancs des montagnes environnantes.







 Il est très difficile de suivre une route en Islande sans trouver une chute d’eau. Celle qui est sur notre route en sortant de la piste des hautes terres, c’est Gullfoss. La rivière Hvita se gorge de l’eau de ses affluents qui vient directement des glaciers, elle s’étale et serpente paresseusement dans une vaste vallée jusqu’à l’étranglement et la cassure qui produit une superbe cascade de 33 m de haut. L’eau s’enfuit ensuite dans une gorge profonde.




Un peu plus loin, c’est un autre phénomène géothermique remarquable qui nous arrête. Geysir, dont le nom est à l’origine du terme « geyser », est un vaste champ de cuvettes bouillonnantes et fumantes. De l’une d’elles jailli un jet d’eau qui atteint jusqu’à 35 m de haut, le geyser Strokkur. Son grand frère, le Grand Geysir est relativement endormi, il crache de temps en temps mais n'a plus le panache du passé (60 à 80 m de haut). 




Nous sommes à présent arrivés au sud ouest de l’Islande, et il nous tarde d’aller rendre visite au volcan. Mais avant, un petit passage vers le penninsule de Reykjanes.

Kerid, cratère de 55m, comblé par des eaux bleues

Y'a pas de quoi en faire tout un plat, même si j'en pince pour vous

Eglise de Standakirkja, lieu de pélérinage des pêcheurs et des marins

Les lichens qui recouvrent le sol forment un épais et moelleux tapis argenté

le lac vert ou Graenvatn

Les trous de boue de Seltun à Krisuvik, autre site géothermal

Le volcan Fagradalsfjall est entré en éruption le 19 mars et ,depuis, crache de la lave qui s’écoule dans deux petites vallée. Il est à présent un peu moins actif, et malheureusement pour nous, même si le matin il était encore vigoureux, il n’a pas dévoilé sa fougue quand au bout d’une ascension d’une heure et demi nous avons pu voir le sommet. Après une bonne attente, les nuages ont fini par nous enrober et la visibilité a été réduite à néant. Il fallait descendre. Les coulées de lave fraiche sont tout de même impressionnantes, et on reviendra !

Depuis le sommet, le Fagradalsfjall s'est répendu en deux coulées

La lave à peine refroidie fume encore

Des trous laissent échapper des fumerolles de gaz volcaniques

Le ciel est maintenant bien gris, l’air est très humide et nous avons même droit à une journée de pluie en nous dirigeant vers le nord ouest pour faire le tour des fjords. C’est l’occasion de prendre le temps d’aller observer un peu la faune sauvage. Le long de la côte de la péninsule de Vatnes nous pouvons observer des phoques et à nouveau des oiseaux qui abondent sur les rivages.

Hunafjördur

Un rayon de lumière dans la grisaille


Dans le fjord Steingrimsfjördur, les moutons vont paitre dans les algues

Même au bord de la route , des sources chaudes

L'arche de basalte de Hvitserkur, que la légende assimile à un troll surpris par le lever de soleil. Les trolls sont très présent dans les histoires populaires.


Guillemot à miroir

Becasseau variable

Les sternes arctiques sont de grandes bavardes

Oies cendrées en famille

Les phoques se prélassent à marée basse

Plongeon imbrin

Attaque du promeneur, la veste a été couverte de fiantes !

samedi 17 juillet 2021

LE NORD

 De retour d’Askja, nous repartons vers le nord. Nous longeons le fleuve Jökulsa a jföllum qui prend sa source au glacier Vatnajökull et charrie des eaux boueuses chargées de sédiments. Son cours suit la faille des plaques tectoniques et ceci a pour conséquence des ruptures brutales dans les couches rocheuses et des chutes d’eau impressionnantes comme à Selfoss et Dettifoss. Le long de cette vallée, des formations basaltiques, résidus de volcanisme sont tout aussi intéressantes. La nature se révèle artistique !

Petite traversée  de gué

Dettifoss rive est

Sellfoss

Dettifoss rive ouest

Detifoss

Le refroidissement de la lave a donné d'étranges formes au basalte

Formation balsatiques à Vesturdalur

Vesturdalur

Nous gagnons la côte nord. Un site d’observation d’oiseaux est accessible par une piste poussiéreuse. Nous sommes à la latitude du cercle polaire. Un rocher couvert d’oiseaux nous offre un spectacle bruyant et odorant. Fous de Bassan, guillemots, sternes arctiques, mouettes, tout ce petit monde nourri actuellement ses poussins.


Trafic aérien intense chez les fous de bassan






Les sternes artiques

Dégagez la route SVP

Nourrissage des petits


Ferme typique du 19° siècle dans le nord de l'Islande

La route 1 qui fait le tour de l’ile nous amène ensuite à Husavik, capitale de la baleine. Il ne faut pas manquer d’aller les observer. L’endroit est particulièrement riche en nutriments pour ces grands cétacés, qui par chance seront à notre rendez-vous. Nous pouvons suivre en particulier quelques baleines à bosse.

Le nez qui souffle l'air...

Puis le dos ...


pour finir, un coup de queue.

En milieu de semaine, le temps est plus maussade, une aubaine pour aller se tremper dans les eaux chaudes d’un lac naturel : température entre 36 et 41 °, de quoi se ramollir. Détente garantie.


Encore une cascade : Godafoss

Direction Akureri, deuxième ville du pays mais seulement 18.000 habitants.




Nous allons ensuite longer les côtes nord jusqu’à la capitale du hareng Siglufjördur. Ce joli petit port connaissait une activité intense jusqu’au milieu du 20° siècle, la surpêche a alors fait disparaitre ce poisson argenté qui valait de l’or. En outre, la mise en place des quotas depuis les années 80 a donné un coup d’arrêt à la pêche artisanale. Un très beau musée retrace l’histoire du hareng.

Eyjafjördur

Siglufjördur

Le musée du hareng


Nous vivons au rythme de la météo, aussi le temps très morose annoncé pour les prochains jours, bien que les changements soient rapides, nous poussent à traverser le pays vers le sud en empruntant la piste principale qui sillonne les hautes terres. De cahots en secousses, de sauts en vibrations, le 4x4 caracole jusqu’à Hveravellir, petite oasis au milieu du désert pierreux, d’où fumerolles et marmites bouillonnantes créent un décor surprenant.

Hveravellir



 

















La route du sud

 Depuis que nous avons quitté les iles Vestmann, le temps a changé. La pluie et la surtout la brume sont venues troubler la fête. Durant pre...