samedi 17 juillet 2021

LE NORD

 De retour d’Askja, nous repartons vers le nord. Nous longeons le fleuve Jökulsa a jföllum qui prend sa source au glacier Vatnajökull et charrie des eaux boueuses chargées de sédiments. Son cours suit la faille des plaques tectoniques et ceci a pour conséquence des ruptures brutales dans les couches rocheuses et des chutes d’eau impressionnantes comme à Selfoss et Dettifoss. Le long de cette vallée, des formations basaltiques, résidus de volcanisme sont tout aussi intéressantes. La nature se révèle artistique !

Petite traversée  de gué

Dettifoss rive est

Sellfoss

Dettifoss rive ouest

Detifoss

Le refroidissement de la lave a donné d'étranges formes au basalte

Formation balsatiques à Vesturdalur

Vesturdalur

Nous gagnons la côte nord. Un site d’observation d’oiseaux est accessible par une piste poussiéreuse. Nous sommes à la latitude du cercle polaire. Un rocher couvert d’oiseaux nous offre un spectacle bruyant et odorant. Fous de Bassan, guillemots, sternes arctiques, mouettes, tout ce petit monde nourri actuellement ses poussins.


Trafic aérien intense chez les fous de bassan






Les sternes artiques

Dégagez la route SVP

Nourrissage des petits


Ferme typique du 19° siècle dans le nord de l'Islande

La route 1 qui fait le tour de l’ile nous amène ensuite à Husavik, capitale de la baleine. Il ne faut pas manquer d’aller les observer. L’endroit est particulièrement riche en nutriments pour ces grands cétacés, qui par chance seront à notre rendez-vous. Nous pouvons suivre en particulier quelques baleines à bosse.

Le nez qui souffle l'air...

Puis le dos ...


pour finir, un coup de queue.

En milieu de semaine, le temps est plus maussade, une aubaine pour aller se tremper dans les eaux chaudes d’un lac naturel : température entre 36 et 41 °, de quoi se ramollir. Détente garantie.


Encore une cascade : Godafoss

Direction Akureri, deuxième ville du pays mais seulement 18.000 habitants.




Nous allons ensuite longer les côtes nord jusqu’à la capitale du hareng Siglufjördur. Ce joli petit port connaissait une activité intense jusqu’au milieu du 20° siècle, la surpêche a alors fait disparaitre ce poisson argenté qui valait de l’or. En outre, la mise en place des quotas depuis les années 80 a donné un coup d’arrêt à la pêche artisanale. Un très beau musée retrace l’histoire du hareng.

Eyjafjördur

Siglufjördur

Le musée du hareng


Nous vivons au rythme de la météo, aussi le temps très morose annoncé pour les prochains jours, bien que les changements soient rapides, nous poussent à traverser le pays vers le sud en empruntant la piste principale qui sillonne les hautes terres. De cahots en secousses, de sauts en vibrations, le 4x4 caracole jusqu’à Hveravellir, petite oasis au milieu du désert pierreux, d’où fumerolles et marmites bouillonnantes créent un décor surprenant.

Hveravellir



 

















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