Le temps s’est montré moins clément lors de notre arrivé au
nord ouest. Alors on a profité de l’occasion pour nous réchauffer dans les
bains, sources naturelles et piscines. Chaque petit village ou presque, est doté d’une
piscine et l’eau y est généralement bien chaude, il y a souvent un « hot
tub », le tube chaud selon Christian ! Mais le plus agréable, c’est
les sources chaudes naturelles.
Toute la partie ouest de l’Islande est comme une dentelle,
on ne sait plus si c’est la mer qui entre dans les terres, ou si c’est la terre
qui s’infiltre dans la mer. Chaque fjord a sa particularité et ne ressemble pas
au précédent, la seule constante est que pour passer de l’un à l’autre, il y a
une route, souvent non asphalté qui grimpe fort et redescend d’une façon tout aussi
abrupte. Lorsque l’on peut faire le tour de la péninsule, c’est très souvent sur
un chemin accroché à flanc de montagne avec des ravins impressionnants.
Nous commençons notre tour des fjords tout à l’est par la
côte du Strandir le long de la baie du Hunafloi, puis nous traversons le massif
montagneux du Steingrimsfjdarheidi, (on dit que les noms alsaciens sont
compliqués, c’était avant l’Islande !). C’est un paysage de roches, pelé et parcouru de torrents, quasiment pas de végétation, une absence totale d’arbres
ou arbustes.
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| l'ile de Grimsey |
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| La côte du Strandir |
A
Reykjanes, qui sur la carte, semblait être une petite halte, nous trouvons juste
un vieux bâtiment décrépi qui sert d’hôtel et une piscine de 50 m alimentée par
une source naturelle dont l’eau sort à plus de 80°. L’eau de la piscine est à
40° au moins profond et 32° à l’autre extrémité. Délicieux quant il fait 10°
dehors !
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| Seuls au milieu d'une immense piscine au bord du fjord Isafjördur |
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| Un peu court pour nager, mais parfait comme baignoire |
Le temps maussade transforme le paysage en noir et blanc,
mais les maisons colorées des petites villes ajoutent des notes chaleureuses à l’ambiance
austère des grandes montagnes noires qui surplombent les fjords. Lorsque le
soleil reparait, la nature sauvage nous offre une palette colorée très subtile,
les lichens qui sont la principale végétation, prennent des reflets argentés ou
dorés.
L'eau dévalle de partout
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| Vue sur le Hornstrandir |
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| La jolie ville de Isafjördur |
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| Les pêcheurs ont marqué l'histoire des fjords |
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| Même si la végétation est rare, les mousses colorent les pentes humides |
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| Lors du coucher de soleil à Bolungarvik (23h30) |
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| L'étroit fjord Sugandafjördur |
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| Tout au bout du Sugandafjördur |
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| La vieille librairie de Flateyri créée en 1914, on y vend les livres d'occasion au poids |
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| Non seulement le poisson est séché, mais aussi les têtes qui serviront pour les farines animales |
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| La route est parfois impressionnante |
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| Dyrafjördur |
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| Pyngeyri |
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La cascade Dynjandi, large de 30 m au sommet 60 m à la base, chute de 100 m
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| l'Arnarfjördur |
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| Attention, monstre marin |
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| On était prévenu, on l'a trouvé à Bildudalur, heureusement au musée |
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| Le Talknafjördur, les reliefs des fjords plus au sud s'adoucissent |
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| Le plus vieux bateau en acier construit en Norvège, paré de rouille ! |
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| Patreksfjördur, et ses surprenants bans de sable. L'eau est turquoise, mais la baignade reste froide |
Dans les endroits les moins fréquentés, une nature vierge
est omniprésente. Nous avons la chance à deux reprises de croiser un renard arctique.
Son pelage est brun et il n’est pas plus gros qu’un chat domestique.
Le temps s’est peu à peu amélioré et nous finissons la
semaine par une merveilleuse balade sur les falaises de Latrabjarg qui
s’étendent sur 14 km à la pointe la plus à l’ouest de l’Islande (et de l’Europe
par la même occasion) et qui abritent d’immenses colonies d’oiseaux.
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| Je râle pas, j'explique ! |
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| Les falaises du Latrabjarg |
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